Ananda moyi fût certainement, en Inde, la femme la plus vénérée du XXe siècle. Son enseignement, le plus souvent silencieux ne se référait à aucun dogme. Chefs d’état, sanskritistes, moines hommes et femmes de toutes les religions venaient la visiter des quatre coins du monde. La Joie transmise par « Mâ » s’apparentait à la Félicité ineffable qu’ont invoquée les grands mystiques, et qui plonge ses racines dans l’intuition de la non-dualité. Ses enseignements verbaux sont également des perles inestimables sur le chemin….

L’origine de nos souffrances, c’est que nous nous agrippons à un aspect que nous croyons réel. Ce qu’il faut comprendre, c’est que la joie vraie n’existe que dans la vie spirituelle. Le seul moyen d’en faire l’expérience est de connaître et de comprendre ce qu’est réellement l’univers. Nous devons orienter notre esprit pour voir que le monde entier est divin.

Ce que l’on pense, on le devient.

Il existe un état où disparaît toute distinction entre dualité et non dualité. Celui qui est rivé à un angle de vision particulier parlera du point de vue qui est le sien à ce moment précis. Mais là où est le Brahman – l’Unique sans second – rien d’autre ne peut exister. Vous distinguez entre dualité et non dualité parce que vous êtes identifié au corps, ce qui signifie que vous être dans un état de constante insatisfaction.

Les joies que l’on trouve dans les objets des sens sont évanescentes. Elles ne sont ni durables ni permanentes. Mais là où se révèle Dieu, Dieu seul, il n’existe rien de tel que l’impermanence.

Ananda, la joie, est l’impulsion centrale de la nature humaine. L’agitation, l’inconstance, le doute n’en sont que des aspects passagers. L’âme cherche la joie partout, comme une enfant.

Il n’existe aucune différence entre Dieu, le Guru et le Soi.

Le privilège rare que représente un corps humain vous a été donné à la seule fin de suivre une discipline pour réaliser votre Divinité. ”

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